Qui sommes nous ? La fondation " faire accepter la pauvreté et l’injustice aux pauvres " regroupe prioritairement des actionnaires, grands ou petits, vivant –et espérant vivre de plus en plus- de l’exploitation du travail d’autrui, en l’occurrence des salariés. Cependant, par soucis d’efficacité , elle s’élargit de plus en plus aux alliés potentiels de ceux-ci sans qui cette domination, si elle n’était pas intelligemment travestie et justifiée par (au moins) une apparence de logique et de justice, ne pourrait pas exister. Car il ne faut pas se leurrer (un défaut détestable que nous travaillons à éradiquer : rien de pire qu’un " dominant arrogant " qui s’illusionne sur l’ampleur de son pouvoir ) : la domination des actionnaires apparaîtrait comme particulièrement arbitraire et insupportable si elle était seule et nue, non accompagnée par tous les discours de ces catégories intermédiaires de " dominants " vivant à nos côtés directement ou indirectement de la perpétuation de l’injustice sociale actuelle :

  • Faux économistes (mais vrais propagandistes) travaillant à naturaliser les relations actuelles entre les humains en imposant la croyance que les citoyens ne peuvent rien contre le " marché " (mot favori de ceux dont le métier réel est de démoraliser jour après jour les gens ordinaires pour les convaincre de prendre le monde comme il est)
  • Syndicalistes apparents ou faux opposants politiques, plus préoccupés par la reproduction de leurs positions sociales actuelles et de leurs privilèges relatifs d’hommes d’appareil qu’à renverser un ordre social injuste dans lequel ils auraient l’impression de perdre leur importance sociale, et travaillant quasiment consciemment à démoraliser leurs troupes dans des luttes sociales interminables et stériles, vaincues d’avance parce que ne posant jamais les problèmes jusque dans leurs ultimes causes et conséquences.
  • Journalistes surpayés et surtout sur-présents dans le cerveau de chaque habitant de ce pays (surtout s’il est -par la force des " choses "-  désinformé et n’ayant pas assez de temps et de capital culturel pour s’informer par lui même à des sources alternatives) travaillant littéralement à " massacrer " les capacités de raisonnement de leurs auditeurs (voir à ce propos le niveau d’information des français sur le " problème " des retraites, etc… ) mais aussi leurs capacités d’humanité (comme lorsqu’on " s’indigne " de la petite délinquance des pauvres et qu’on se scandalise d’une peine légère infligée à un homme politique bien plus notoirement destructeur du civisme).
  • Enfin toutes ces catégories de gens qui font semblant de regarder ailleurs et de ne pas comprendre ce qui se joue en ce moment dans ce monde : profs " apolitiques " qui sous apparence de défendre la " neutralité scolaire " (comme si avec une devise comme " liberté, égalité, fraternité " on pouvait être neutre !) défendent activement l’indifférence et la cécité aux inégalités sociales. Artistes, animateurs de télé, sportifs de hauts niveau qui mettent au mieux leur art au service d’un apolitisme militant prononcé , au pire (cas le plus fréquent) au service ouvert des dominants (sponsorisation du sport, sketchs systématiquement tournés contre les fonctionnaires et jamais contre les patrons…) etc, etc…

Ce que nous voulons. L’idéal absolu serait bien évidemment des salariés sans droits et justes payés assez pour renouveler leur force de travail. Mais il ne faut pas rêver (rien de plus contre productif qu’un dominant qui dit à voix haute ses rêves les plus secrets !). Cet état limite de notre domination ne sera jamais atteint et nous devrons nous contenter d’états intermédiaires. La fondation a donc pour but explicite de s’approcher au plus prêt de cet état limite sans risquer la révolte de nos exploités contre le " système " et ses principes …Il s’agit donc de mettre tout notre art à l’invention d’illusions et de faux semblants (comme nos opérations de charité apparente) qui font que les dominés croient encore avoir une chance de s’en sortir en se montrant conformiste. 

Fonctionnement. La fondation " faire accepter la pauvreté et l’injustice aux pauvres " n’a pas et ne devra jamais avoir d’existence légale. Quand vous recevrez ses notes, une fois les avoir lues et vous être imprégné de son esprit, vous détruirez celles-ci et nierez en avoir eu connaissance. S’il s’avérait que vous perdiez un document dont l’existence serait rendue publique, affirmez qu’il s’agit d’un faux produit par un caricaturiste particulièrement caricatural. Enfoncez le clou en disant qu’il n’est que trop évident que les conseils d’une telle fondation seraient à ce point cyniques qu’ils la discréditeraient elle même, et qu’elle détruirait ainsi son propre " crédit " en opérant ainsi. Certains des nôtres se sont déjà aventurés expérimentalement à avoir des paroles ouvertement cyniques en avouant noir sur blanc ce qu’ils font réellement, histoire de " tester " la force des défenses démocratiques en face (comme lorsque monsieur Le Lay avouait travailler à " cocaliser " le cerveau des auditeurs de TF1,etc, etc…). En général, il en résulte une forte indignation verbale sur le moment, mais aucune conséquence pratique réelle par la suite. L’injustice est la loi réelle de cette société et tout le monde le sait très bien au fond de lui-même et l’a déjà accepté pour l’essentiel (pensez au cynisme de Bush et Blair fabriquant de fausses preuves pour déclencher une guerre qui a entraîner des centaines de milliers de morts en toute impunité, alors qu’ils sont les citoyens numéros un de leur pays ayant en théorie le comportement le plus civique!…). Vous verrez qu’il en sera de même pour ces notes. Car il est évident que les capacités " humaines " de l’humanité sont déjà bien entamées, pour ne pas dire en état de quasi coma mortel. Nous visons à les achever.

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