mal dénommer les choses, c'est interdir aux citoyens l'accès à la vérité.

 

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"Les hommes politiques sont des fils de putes"

Qui n'a pas entendu maintes fois,et  spécialement par les temps qui courent et dans les quartiers populaires, cette expression? Une expression si répandue en Europe qu'on a par exemple vu en Espagne des prostituées  défiler avec un tee-shirt sur lequel était inscrit, tant elles se sentaient disqualifiées, "les putes insistent:  les hommes politiques ne sont pas leurs enfants". Et en effet la comparaison est particulièrement injuste et fallacieuse.

Est-il besoin de dire que le fils de pute ne choisit pas de l'être? C'est un destin qui lui tombe dessus, de l'extérieur et contre sa volonté (on ne choisit pas ses parents). Il est un fils de pute malgré lui, non consenti.  Au contraire, l''homme politique est dans une situation tout à fait à l'opposé: il pourrait ne pas être homme politique. Il le devient par choix et par volonté expresse et déterminée de perdurer dans cette condition (bien agréable par les temps qu'eux même font courir pour les autres). Il y a donc une grande injustice pour le vrai fils de pute (on se demande pourquoi une telle haine sur lui d'ailleurs) que de le mettre dans le même sac rhétorique que l'homme politique. Il faudrait au moins, par soucis de justice intellectuelle, préciser dans un cas "fils de pute contraint" et dans l'autre "fils de pute par choix". Mais on sait  malheureusement que le sentiment de justice n'est pas la qualité première des milieux populaires. Dieu, dans son infinie sagesse, ne disait-il pas déjà  "heureux les simples d'esprit, car le royaume des cieux leur appartient". 

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