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 cacher ses yeux en public permis? ou pas permis? et permis pour qui?

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pro-interdictions de la Burka devraient se méfier... et d'abord d'eux mêmes!.Serait-ce en raison d'un QI particulièrement faible? En tout cas et de fait (vérifiable et de notoriété publique), il semblerait qu'ils soient bien souvent eux-même la preuve vivante la plus éclatante de l'inanité de leurs propres arguments. Ainsi les anti-burkas arguent-ils souvent que dans notre « civilisation » (les bougres, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère! ) , dans les lieux publics et en raison d'un principe qui serait intangible (et non négociable) d' égalité en respect réciproque, on ne cacherait pas ses yeux. Cet argument, ils sont en effet les premiers à le transgresser. Et cela, non pas discrètement et en catimini: mais bien souvent de façon éclatante, très publique et très prononcée! De manière en quelque sorte à ce que le non respect d'une loi qu'on doit admettre au fond de soi comme uniquement destinée aux musulmans « crève les yeux » (et cela certainement dans le but non avoué de faire plaisir à l'électorat « petit blanc » de Le Pen. Un électorat qu'on est en train sciemment de légitimer et de faire exploser numériquement, avec l'accentuation de la « crise économique » logiquement et obligatoirement induite par l'imbécilité du « plan » mis en place par les « européens » pour soi-disant « lutter » contre les déficits publics (alors qu'il a quasiment pour but d'inscrire dans la constitution que les pauvres sont fatalement destinés à toujours l'être), et cela alors qu'il va logiquement et implacablement les accentuer. Voir la démonstration difficilement contestable de Frédéric Lordon, dont la crédibilité en ces matières n'est plus à démontrer, dans son article « en route vers la grande dépression? » sur le site du Monde Diplomatique. La simple existence de cet article fait qu'on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas, mais seulement qu'on ne voulait pas savoir et agir en temps voulu. Avis à nos « élites politiques » qui seraient tentés dans les années qui viennent de nous faire croire qu'ils ne pouvaient rien faire, et qui quémanderont d'échapper à la colère populaire, ou solliciteront nos votes pour accéder aux rares places protégées de l'enfer qu'ils auront déclenché...).
Comment ne pas voir en effet (à moins d'avoir un QI faible, ou de faire des différences injustifiées entre les humains selon leur statut national et social, ou les deux à la fois) que si le but réel de cette loi était d'obliger au « respect de l'autre » en obligeant à montrer son regard, Philipe Manoeuvre, qui tient l'antenne régulièrement et longuement dans une émission très populaire dans les quartiers populaires, aurait été obligé d'office d'enlever ses lunettes noires? Comment ne pas voir que Sarkozy lui-même (le premier des français!) se rendant dans un lieu public (Disneyland de mémoire, un haut lieu sans nul doute de l'apprentissage à l'émancipation de la domination masculine...mais on l'a vu aussi dans de nombreux autres lieux publics et sur beaucoup de couvertures de magazine avec ses lunettes ) aurait eu l'obligation de les enlever systématiquement (ce qui est logiquement absurde, car le soleil fait mal aux yeux, et d'autant plus avec le dérèglement climatique. La Burka n'est peut être jamais qu'une forme de lunettes de soleil particulièrement écologiques et économiques, qui deviendra peut être bientôt un précieux recours pour les futurs pauvres que la pseudo « crise économique » si complaisamment installée par nos politiques ne manquera pas de multiplier).

Cet argument du respect du regard de l'autre est donc d'évidence fallacieux (et si l'on avait le temps, on pourrait démonter un à un l'imbécilité des arguments avancés par les anti-burkas, qui, s'ils étaient pris au sérieux, comme celui particulièrement risible de la « sécurité » -à l'heure ou pourtant s'étalle partout le look du plus grand terroriste de tous les temps Carlos qui s'habillait évidemment en tout sauf en Burka lorsqu'il voullait passé inaperçu en Europe!- nous obligerait à modifier notre manière de vivre de A à Z pour la rendre certainement impossible à de nombreux égards). Et les anti burkas (à vrai dire il n'y a pas de pro Burka. Les gens comme moi ne vivront jamais et ne feront jamais vivre en Burka évidemment. Mais ils savent que la domination sociale, spécialement quand elle est entourée de justifications rationnelles particulièrement sophistiquées à la Dominique Seux demandant au minimum Bac plus 3 en sciences humaines pour être dénoncée, est la cause indirecte et travestie des comportements dits « extrémistes », à moins d'attendre des pauvres qu'ils subissent sans réaction l'injustice sociale, fût-elle naturalisée par cac 40 interposé) devraient se méfier. Il suffirait de retourner contre eux même leurs arguments et leurs comportements pour qu'ils fournissent eux même la preuve vivante (si l'on ose dire) de la discrimination qu'ils nient....

Lionel Goutelle, le 22 mai 2010

 

 

 


 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

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