2) Je ne veux plus/Je veux. 1) fable: Prof l'apolitique et l'intrusion publicitaire
 
2) Je ne veux plus/ Je veux
Je ne veux plus de salopards déguisés en libérateurs.
Je veux que Kissinger soit jugé pour crime contre l'humanité.
Je ne veux plus d'un droit international à géométrie variable.
Je veux que les U.S.A respectent le droit qu'ils imposent.
Je ne veux plus d'économistes qui légitiment les exploiteurs.
Je veux que les économistes calculent le nombre de vies mutilées.
Je ne veux plus de pseudos "lois économiques" inéluctables.
Je veux que partout d'un droit coercitif du travail on dispose.
Je ne veux plus qu'on violente les pauvres en "libéralisant".
Je veux qu'on évalue les dégats réels des politiques "libérales".
Je ne veux plus que l'Europe détruise l'Etat supranational.
Je veux d'un état européen à fonction sociale.
Je ne veux plus de services publics qui fassent de l'argent.
Je veux que les services publics soient monopoles d'état.
Je ne veux plus qu'on gère la pauvreté par l'état pénal.
Je veux qu'on finance un hôpital plutôt qu'un commissariat.
Je ne veux plus de retraite par répartition contestée par "démographie".
Je veux qu'on déclare incivique les systèmes par capitalisation.
Je ne veux plus que le destructeur de l'école se dise militant.
Je veux qu'on donne aux emplois-jeunes un vrai métier.
Je ne veux plus qu'on ose nommer nos régimes "démocraties"
Je veux que la violence détournée y soit calculée et nommée.
Je ne veux plus quon échappe à la justice tout en l'évoquant.
Je veux que Jacques Chirac n'échappe plus aux convocations.
Je ne veux plus que les indfférents nous préparent le pire.
Je veux qu'ils soient condamnés comme des complices conscients.
Je ne veux plus qu'on dise "gauchiste" un humain qui persévère
Je veux qu'on réponde à la logique des faits et des arguments.
Je ne veux plus qu'on respecte le réchauffement de la terre.
Je veux qu'on légifère sur le droit à climatiser.
Je ne veux plus qu'on dise "utopiques" des lois  pour s'en sortir.
Je veux qu'une vraie loi des trente cinq heures partout soit imposée.
Je ne veux plus que l'enrichissement ne soit pas un meurtre.
Je veux qu'on fixe un minimum et un maximum de richesses.
Je ne veux plus qu'on dise antisémite les pro-droits en Palestine.
Je veux qu'on fasse plier Israêl au droit international.
Je ne veux plus qu'on m'apprenne à devenir un pleutre.
Je veux qu'on reconnaisse qu'on doit désobéir à un état vénal.
Je ne veux plus que spéculer ne soit pas de l'illégale rapine.
Je veux qu'on impose la taxe Tobin avec largesse.
(écrit en 2003...Sans doute un texte un peu lourd dans la forme et à réactuliser avec plus de force sur le fond. Mais quelques idées intéressantes à approfondir...Lionel Goutelle)
 
1) Prof l'apolitique et l'intrusion publicitaire
 
Un prof hypocrite qui, de politique
Prétendait ne pas avoir à se soucier,
Laissa entrer dans son école la publicité,
La nommant au culot “éducation civique”.
Trop heureuse de trouver enfin
Cet enseignant prêt à renier ses valeurs
Que notre marque avait chercher en vain,
Elle l’abreuva de kits et autres leurres.
Bien sûr, elle fît la joie prévisible des enfants,
De certains parents et de notre “enseignant” .
Prof l’apolitique excella très vite dans l’art
De transmuer sa lacheté
En “ouverture à la modernité”,
Et ses adversaires en "gros  ringards”
Il en arrivait même à proclamer
“Ceux qui font réfléchir sur la publicité,
Sont des associaux qu’il faut soigner”.
Mais notre marque devint plus exigeante.
S’affirmant la plus “compétente”,.
Elle demanda comme retour à ses “cadeaux”
Que des programmes elle ait le droit de véto
Inlassablement faux prof répétait
“C’est inéluctable, c’est le progrès”
Etonnée de l’ampleur de sa lâcheté,
Et du degrès de son aveuglement forcené,
Elle imposa alors sa notion du mérite :
Bien sûr, elle baissa le salaire du pître.
Pour ne rien arranger à l’affaire,
Notre homme croisa un ancien élève
Qui l’interpella ainsi: “Hé frère,
Tu te rappelles quand j’étais ton élève?
Tes cours d’ éducation civique
Où ton entreprise nous apprenait l’éthique?
figure toi qu’elle a viré mon père
Parce que le profit de ses actionnaires
n’était pas assez élevé”
faux prof, complètement azimuté,
eut alors cette réplique d’anthologie:
“Chouette, le cours de mes actions va monter”
On ne sait pourquoi, “gratuitement” énervé,
Un coup de côuteau l’élève lui mit.

Ne renie jamais les valeurs qui sont les tiennes,
Car elles pourraient bien te dévorer toi-même.
(Goutelle Lionel, instit à Marseille)
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