On l’a échappé belle dans cette banlieue dite « chic » (on se demande bien pourquoi au vu de ce qui suit) de Paris. En effet dans ce « ghetto doré » ou la majorité des habitants préfèrent payer une amende (ridicule au vu de la dépense évitée si ces quartiers étaient dans l’obligation de respecter la loi) plutôt que d’apporter leur pierre (c’est le cas de le dire ) à la politique de déségrégation des quartiers populaires en France, une jeune habitante membre d’une fondation humanitaire  (comme quoi rien ne serait plus injuste ici comme ailleurs que de mettre tout le monde dans le même sac) particulièrement irritée par l’image de « racaille dorée » qu’on ne manquait pas de lui accoler, a été dissuadée (in extremis et non sans mal)  d'aller jusqu’au bout de ce qu’elle croyait être l’engagement et les valeurs de son organisation (qu’elle a d’ailleurs quittée depuis avec dégôut) : En effet, celle-ci ayant eu l’occasion de faire dans son quartier du porte à porte et de recueillir les noms des habitants qui réclamaient par l’intermédiaire d’une pétition que leurs élus respectent la loi de financement de constructions d’H.L.M, elle s’était mis en tête de publier non pas -comme il est de tradition dans ce genre d’action (souvent inutile et peu dérangeante il faut bien le reconnaître)- le nom des gens réclamant le respect de la loi, mais à l’inverse le nom des gens ne demandant pas le respect de la loi ! Et cela comme nous l’avons dit, non pas dans une forme discrète et polie qui ne dérange personne, mais dans une forme particulièrement spectaculaire incriminant nommément ces gens « inciviques et faux culs » qui, sous apparence d’indifférence politique polie, sont d’après elles des militants masqués, mais particulièrement actifs et efficaces (pour ne pas dire les principaux responsables) de la violence sociale soi disant « anonyme » de nos villes. En effet, elle envisageait d’apposer dans son quartier une immense affiche dont le titre était : « le nom des délinquants de ce quartier  qui ne respectent pas la loi » ! On comprend le vent de panique qui a saisit les habitants de son quartier (dont sa propre famille !), mais aussi les principaux dirigeants de son organisation, dont son ex directeur général qui siège aujourd’hui dans un gouvernement fermant les yeux sur ce genre de délinquance « passive » (pour ne pas dire la pratiquant activement, puisque le président de celui-ci, qu’il a pourtant eu le culot de dénommer  « gouvernement de la justice sociale » ( rire) est lui même est un ancien maire de l’un de ces ghettos dorés en tête au hit parade de la ségrégation sociale : faites ce que je dis, mais pas ce que je fais). On comprend aussi la réflexion de cette habitante particulièrement lucide, déclarant avec humour «Il faut bien le reconnaître : le jour où on nous imposera des  actes en adéquation avec les valeurs que nous faisons semblant d’avoir , nous serons morts ». Quant au président de notre « démocratie », on murmure qu’il aurait réagi de la manière suivante en apprenant cette histoire particulièrement inimaginable pour un esprit structuré comme le sien : « Merde, je n’ai pas nommé une femme d’origine maghrébine et pauvre ministre de la justice pour me faire prendre à revers par ce genre d’anomalie sociologique  (ndlr : c’est à dire une femme blanche d’origine bourgeoise cherchant à combattre le privilège social des dominants) ».


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